OÙ EST L’INTERET DU LOWRIDE ?
Beaucoup de gens pensent que le lowride est futile, léger
et ne représente qu’un effet de mode temporaire.
Sachez d’abord que le lowride existe depuis bien plus
longtemps que les clips vidéos de Cypress Hill ou
de Missy Elliott… Plus qu’une mode passagère,
le lowride peut-être comparé à de l’art
urbain au même niveau que le graffiti, le rap ou le
breakdance. Elle évolue avec le temps mais porte
toujours des idées positives telles que le partage,
le respect, l’amusement et l’esthétisme…
C'est une culture à part entière issue des
ghettos latino-américains qui transforment leurs
véhicules entre amis. Le lowride est un "art
de vivre" et une façon de penser qui privilégie
le plaisir de « recycler » un vélo en
une œuvre d’art ambulante…
V-LOW MONTRÉAL
Fondé en 2000 par une passionnée, V-LOW Montréal
est devenu le repère et le centre référence
du lowride dans la Belle Province. Karine Paradis, propriétaire
et fondatrice de V-LOW, a su donner le ton à la scène
des lowriders québécois.
Sa boutique est considérée par
beaucoup d’aficionados comme un espace de partage
et d’échange libre autour de cet amour pour
le vélo ultra-stylisé. Tout d’abord,
le lowbike (vélo de Lowriding) peut être un
vélo original des années 70, 90 (design moderne
chromé ou doré) ou le mariage des deux…
Ainsi certains peuvent personnaliser leur propre vélo.
Karine, étant une amoureuse depuis longtemps du lowride,
elle offre des conseils et des services pour les amateurs
comme pour les connaisseurs. Ensuite, V-LOW est un lieu
de rencontre pour les lowriders grâce aux randonnées
organisées chaque dimanche durant le printemps et
l’été. Consultez le calendrier de notre
site. Des concours sont régulièrement organisés
et V-Low est présent dans les événements
tournant autour des vélos et voitures modifiées
pour initier des nouveaux passionnés. Enfin, la boutique
vous propose un catalogue bien garni de pièces diverses
et variées et de modèles de bicyclettes ainsi
que de nombreuses pièces de collection et un service
personnalisé et de qualité.
QUI SONT LES LOWRIDERS ?
Qui sont ces personnes qui se baladent sur ces vélos
chromés à sièges en forme de banane?
En premier lieu, ce sont des passionnés ! Chaque
lowbike est une oeuvre personnelle qui reflète l’âme,
l’amour et le style de son propriétaire. Après
chaque ajustement, retouche ou rajout le vélo se
transforme en bijou et son propriétaire devient alors
un créateur artistique à part entière.
Certains baptisent même leur vélo !
Le lowrider n’a ni âge ni statut social en particulier,
c’est juste un(e) passionné(e). Il (elle) peut
avoir une culture punk, hip-hop, rockabilly, gothique, skate.
Il (elle) peut être DJ, docteur, mécanicien
ou même policier. Le lowrider est aussi un passe-temps
qui rapproche parents et enfants. Le plaisir de travailler
sur sa lowbike et l’accomplissement de fabriquer quelque
chose d’impressionnant et d’unique avec ses
mains est un sentiment inestimable.Cet accomplissement reste
toujours une fierté dans le cœur du Lowrider,
qu’il soit débutant, confirmé ou gourou
!
HISTORIQUE DU LOWRIDING
La culture lowride trouve ses origines dans "los barrios"
(les quartiers) de l'Est de Los Angeles. Le terme «
lowride » défini n'importe quel moyen de transport
(voiture, camion, moto ou bicyclette) modifié et
transformé pour rouler le plus bas possible. Les
premiers Lowcars (voitures de lowride) sont souvent de vieilles
Chevrolet, soit temporairement rabaissées par des
sacs de sable cachés dans l’auto ou soit d'une
façon permanente en raccourcissant les ressorts en
coupant une petite partie d'embobine. Ceci lui donne alors
un effet original pour épater la galerie et avoir
un style reconnaissable et original.
Les racines du Lowride se perdent dans le mélange
de deux traditions très différentes : la culture
de la voiture de Californie et de la culture urbaine mexicaine.
Le mouvement culturel lancé dans le début
des années 50 par « Los Chicanos » devient
une forme d'expression urbaine universelle avec la démocratisation
de la voiture, la notoriété grandissante du
Hip-Hop, du rock Latino de Suicidal Tendencies et la sortie
à New York du magazine Lowrider. C’est un des
magazines automobiles les plus vendus au monde. Enfin, les
vidéos de groupes de Hip-Hop et fusion hardcore sur
MTV aux États-Unis ont permis au lowride de se développer
à travers la planète très rapidement.
CULTURE ET MODE D'EXPRESSION
La transformation lowride ne s'arrête pas
seulement aux voitures, camions, motos ou bicyclettes. La
culture des lowriders a aussi prit d'assaut la mode, la
musique, la peinture, le tatouage et d'autres nombreuses
formes inspirées de la vie urbaine. Joker, une des
marques de vêtements les plus reconnues dans le monde,
a su créer sa griffe en mélangeant la musique,
le tatouage chicano et le graffiti. Fondée par un
grand nom du rap (B-Real de Cypress Hill et Mister Cartoon),
Joker a su propager son style et sa notoriété
dans les scènes Hip-Hop et Latino. Au fil des années,
c’est devenu la marque de référence
pour la nouvelle génération d'artiste tels
que Outkast, Eminem ou 50 Cent. Tandis que l’ancienne
génération (Dr Dre, Puff Diddy ou Snoop Doggy
Dog) développe, elle aussi, ses lignes de vêtements…
La culture Rockabilly (du mouvement rock n’ roll)
joue aussi un rôle important dans la culture lowrider.
Avec leur style années 50, leurs fameux squelettes
et flammes, le Rockabilly apporte un style old-school grâce
aux siège banane et aux choppers. Cette bicyclette
à la fourche longue s’inspire clairement des
motos Harley-Davidson. Orange County Chopper et Jessie James
West Coast Chopper sont les noms les plus reconnus dans
le domaine. Tout ce mélange d’art urbain, musique,
style de vie et mentalité est donc devenu la caractéristique
de la culture lowrider.